Marine Petit est entrée, presque incognito, au sein de l’équipe de France. Au départ elle ne devait être que remplaçante dans les juniors des Championnats d’Europe de 2006. En moins de deux ans, elle s’est finalement imposée comme un élément incontournable du collectif. Vice-championne de France en 2007 et 2008, championne de France à la poutre, meilleure Française à Pékin, où elle a terminé 19e du Concours Général, elle poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin. Rencontre avec une jeune fille studieuse de première S, discrète mais déterminée.
Le Gymnaste Magazine : Les Jeux ont-ils été à la hauteur de ce que tu imaginais ?
Tout à fait ! Les Jeux c’est la compétition la plus attendue pour toute gymnaste de Haut Niveau, c’était impressionnant mais, pour moi, tout s’est très bien passé. Outre la compétition, je retiendrai le climat qui régnait entre nous, on était tous unis et solidaires. J’ai aussi adoré l’ambiance au sein du village olympique.
Dans quel état d’esprit étais-tu alors au moment des Jeux ?
J’étais confiante. Je savais que les filles, bien que certaines soient diminuées, se donneraient à fond pendant la compétition. Personnellement ma préparation s’était bien déroulée et je suis arrivée sereine aux Jeux, sans trop de stress.
Quel regard portes-tu sur ta performance individuelle et celle de ton équipe?
Je ne m’étais pas fixée d’objectifs de points ou de places. Tout s’est bien passé et je suis satisfaite de ma performance. Quant à l’équipe nous avions fait, malgré les blessures, une bonne compétition et nous restons la troisième nation européenne. Les points qu’aurait dû nous apporter Cassy Vericel nous auraient peut-être permis de dépasser l’Australie mais cela… on ne peut pas le savoir…
Le fait d’avoir participé aux Jeux a-t-il modifié quelque chose dans ton approche de la gymnastique ?
Oui, c’est comme un cap que j’aurais passé et qui m’aurait fait acquérir de la maturité. Je pense qu’à l’approche des compétitions je serai désormais plus sereine… enfin on verra !
Un papa qui est entraîneur et encore gymnaste c’est incontestablement un plus ?
Oui car je peux lui demander des conseils, il me comprend et m’aide. Je sais qu’il a été particulièrement fier que j’aille aux Jeux Olympiques, ce qu’il n’a pas pu réaliser, en tant que gymnaste. Cependant, quand nous sommes ensemble, il reste avant tout un père et non pas un entraîneur.
Quelles sont tes ambitions pour cette nouvelle année ?
Je prépare actuellement les Championnats d’Europe et j’espère y remporter une médaille. Peut-être au Concours individuel mais plus vraisemblablement au sol ou à la poutre où j’ai ajouté le Onodi et modifié des liaisons par rapport à l’année dernière.
Ta camarade d’équipe, Pauline Morel, a décidé de retourner au Pôle Espoir de Dijon dont vous êtes toutes deux originaires, pourquoi avoir fait le choix de rester t’entraîner sur Paris ?
J’ai beaucoup hésité car, au départ, je voulais aussi rentrer sur Dijon, mais là-bas je ne pouvais avoir qu’un seul entraînement par jour, concilier études et gymnastique étaient beaucoup plus difficiles qu’à l’INSEP. Comme j’avais pour objectif de préparer au mieux les Championnats d’Europe, j’ai pensé que j’aurai de meilleures chances en restant sur la capitale. Je m’entraîne deux fois par jour au Pôle Espoir de Créteil et tout se passe bien. Je ne regrette pas mon choix, d’autant que je peux retourner chez moi tous les week-ends. Je suis restée très proche de Pauline et nous essayons de nous voir à chaque fois que je rentre.
Caroline Paulian
Pour lire la suite de ce portrait, rendez-vous dans le Gymnaste n°312:
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